Notion · Outils et acteurs
Antigravity
L’éditeur de développement agentique de Google : un environnement où des agents travaillent en autonomie sur un projet pendant qu’on supervise. Lancé fin 2025.
Comment ça marche
Antigravity est l’environnement de développement que Google a lancé fin 2025, avec sa génération de modèles Gemini 3, construit par l’équipe reprise de l’éditeur Windsurf. Il propose deux vues. L’éditeur, familier pour qui a utilisé VS Code. Et le gestionnaire d’agents : on décrit des tâches, des agents les prennent en charge, en parallèle, chacun avec son plan, ses actions et son compte rendu. Un navigateur intégré permet aux agents de tester eux-mêmes ce qu’ils construisent, en cliquant dans l’application comme un utilisateur.
Les agents produisent des artefacts : un plan à valider avant l’exécution, une liste de tâches qui se coche, des captures d’écran et des enregistrements du test dans le navigateur. On relit ces artefacts plutôt que chaque ligne de code. Pour une entreprise, c’est une façon de rendre visible le travail des agents, ce qui aide les profils non techniques à superviser. Il reste un outil jeune, avec les évolutions rapides et les incidents que ça suppose.
Un exemple concret
- La demande : un petit outil web qui prend un brief client et génère trois propositions de plan de communication, à relire par l’équipe.
- Le plan : la cheffe de projet, pas développeuse, décrit l’outil dans Antigravity. L’agent produit un plan en huit étapes, en français, qu’elle relit et corrige : « pas de base de données, tout en local, un seul fichier par brief ».
- L’exécution : l’agent construit l’outil, lance le navigateur intégré, remplit un brief de test, vérifie que les trois propositions s’affichent, et enregistre la séquence.
- La relecture : elle regarde l’enregistrement, pas le code. Une proposition s’affiche mal sur mobile : elle le signale, l’agent corrige, nouvel enregistrement.
- La livraison : l’outil est déployé sur le serveur interne par un collègue technique, qui relit le code une fois. Deux heures au total.
Elle n’a lu aucune ligne de code. Elle a lu un plan et regardé deux vidéos. Le collègue technique a relu le code en vingt minutes.
Ce que ça change pour une équipe
- La supervision devient visuelle. Plans, captures, enregistrements : des artefacts qu’un non-développeur peut relire.
- Plusieurs agents en parallèle, dans une interface. Le gestionnaire d’agents donne une vue d’ensemble que la ligne de commande n’a pas.
- Les agents testent dans le navigateur. Ce qu’ils construisent est vérifié comme un utilisateur le ferait, avant la relecture humaine.
- Le choix du modèle reste ouvert. Gemini par défaut, d’autres modèles possibles : pas d’enfermement.
Les limites et les erreurs fréquentes
- Prendre l’enregistrement pour une garantie. Il montre que ça marche sur le cas testé. La relecture technique et les tests restent nécessaires.
- Un outil jeune. Évolutions rapides, quotas changeants, incidents possibles. À suivre, pas à imposer à toute une équipe le premier mois.
- Oublier les permissions. Les agents ont accès à vos fichiers et à un navigateur. Le périmètre se fixe avant, comme pour tout agent.
- Choisir sur l’interface. La vue est séduisante ; la qualité du travail dépend du modèle et de vos consignes. Le test sur vos tâches tranche.
Pour aller plus loin
Antigravity organise le travail autour d’agents qui planifient, exécutent et rendent compte, avec les modèles Gemini. Il se place entre l’éditeur assisté classique et l’agent en ligne de commande.
Où ça se situe chez Opora
Programme 04 · Construire des agentsIngénierie agentique pour les équipes techniques
Comprendre ce que change un environnement où l’on supervise des agents plutôt que d’écrire du code fait partie du programme Construire des agents.
Questions fréquentes
Antigravity, c’est un éditeur de code ?
C’est un éditeur, avec une vue classique où l’on voit et modifie le code, et une vue « gestionnaire d’agents » où l’on confie des tâches à plusieurs agents et où l’on suit leur avancement. L’idée est que la deuxième vue devient le mode principal : on pilote, on relit, on valide, plutôt que d’écrire.
Quels modèles utilise-t-il ?
Les modèles Gemini de Google en premier, mais il accepte aussi des modèles d’autres fournisseurs, dont ceux d’Anthropic. C’est un point notable : l’outil ne vous enferme pas dans un seul modèle. Il a été lancé gratuitement en version préliminaire, avec des quotas.
Qu’est-ce qui le distingue d’un agent en ligne de commande ?
L’interface : des agents visibles dans des panneaux, un navigateur intégré que les agents pilotent pour tester ce qu’ils construisent, et des « artefacts » (plans, listes de tâches, captures d’écran, enregistrements) qui montrent ce que l’agent a fait, pour relire sans lire tout le code. La ligne de commande est plus sobre ; Antigravity est plus visuel.