Notion · Coûts et impact

Prompt caching (mise en cache)

La réutilisation d’un résultat ou d’un calcul déjà effectué. Elle peut éviter de refaire certaines opérations, à condition que l’information soit encore valable et que les accès soient respectés.

Comment ça marche

À chaque requête, le modèle relit tout le contexte depuis le début, et chaque token lu est facturé. Dans un usage répétitif, l’essentiel du contexte ne change pas : la même consigne de deux pages, les mêmes exemples, le même document de référence, et seulement une question différente à la fin. Le prompt caching permet au fournisseur de garder en mémoire le traitement de cette partie stable, et de ne pas le refaire, ni le facturer plein tarif.

La condition est que la partie stable soit placée au début de la requête, identique au caractère près, et réutilisée dans un délai court. Les automatisations s’y prêtent naturellement : une consigne fixe, des documents de référence fixes, et des entrées qui changent. Les agents aussi : leur fichier de consignes et leurs outils sont relus à chaque tour. Bien organisé, le cache réduit la facture et accélère les réponses, sans changer les résultats.

Un exemple concret

ExempleLa classification des demandes d’un service client, avant et après cache
  1. La requête type : une consigne de 2 500 tokens, avec la description des 30 catégories et des exemples, puis l’e-mail à classer, 300 tokens en moyenne.
  2. Le volume : 6 000 e-mails par mois, donc 6 000 relectures de la même consigne : 15 millions de tokens de consigne, contre 1,8 million d’e-mails.
  3. Sans cache : la consigne représente près de 90 % des tokens facturés en entrée.
  4. Avec cache : la consigne, placée en tête et identique, est facturée à tarif réduit. Le coût d’entrée est divisé par cinq ou six selon les tarifs en vigueur. Les e-mails, qui changent, restent plein tarif, mais ils pèsent peu.
  5. Ce qu’il a fallu faire : vérifier que la consigne était strictement identique d’un appel à l’autre (une date dans l’en-tête l’invalidait chaque jour), et la placer avant l’e-mail.

Une heure de travail sur l’ordre et la stabilité de la consigne. La facture mensuelle a baissé de plus de moitié.

Ce que ça change pour une équipe

  • Les consignes longues redeviennent abordables. On n’a plus à choisir entre une consigne complète et une facture raisonnable.
  • Les documents de référence peuvent être fournis à chaque fois. La grille tarifaire, les conditions, le gabarit : en tête de chaque requête, en cache.
  • Les agents coûtent moins. Leur fichier de consignes et la description de leurs outils, relus à chaque tour, sont les premiers candidats au cache.
  • L’organisation de la demande devient un levier. Stable d’abord, variable ensuite : un principe simple, aux effets directs.

Les limites et les erreurs fréquentes

  • Une variable au début. Une date, un identifiant, un nom glissé dans la consigne, et le cache ne sert plus à rien. Tout ce qui change va à la fin.
  • Des requêtes trop espacées. Le cache a une durée de vie courte. Pour un usage occasionnel, il n’apporte rien.
  • Supposer que c’est automatique partout. Chaque fournisseur a ses règles. On lit la documentation, et on vérifie sur la facture.
  • Le prendre pour une mémoire. Le cache accélère et réduit le coût ; il ne retient rien entre deux conversations et ne change pas les réponses.

Pour aller plus loin

Il faut distinguer cache de réponse, cache de contexte et cache de calcul. La politique d’expiration, l’invalidation, les clés et l’isolation entre utilisateurs sont essentielles. Le bénéfice dépend de la répétition effective des demandes.

Où ça se situe chez Opora

Programme 01 · Mieux utiliserUn usage responsable et sobre de l’IA

Organiser ses demandes pour profiter du cache, et diviser la facture des usages répétitifs, c’est un réglage que nous appliquons sur vos cas dans le programme Un usage responsable.

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Questions fréquentes

Qu’est-ce qui peut être mis en cache ?

La partie du contexte qui est identique d’une requête à l’autre et placée au début : le system prompt, les consignes longues, les exemples, un document de référence. Ce qui change à chaque fois (la question, le document du jour) vient après et n’est pas mis en cache.

Combien ça économise ?

Chez les fournisseurs qui le proposent, la partie en cache est facturée à une fraction du prix normal en entrée, souvent autour de dix pour cent. Pour un usage où la consigne fait 3 000 tokens et la question 200, c’est la majorité de la facture qui est divisée. Les détails et les conditions varient selon le fournisseur.

Faut-il faire quelque chose pour l’activer ?

Selon le fournisseur : parfois c’est automatique dès que le début de la requête est identique, parfois il faut marquer la partie à mettre en cache. Dans tous les cas, l’ordre compte : le contenu stable au début, le contenu variable à la fin. C’est une question d’organisation de la demande.

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