Notion · Faire agir l’IA
Agents personnalisés (GPTs, Projects, Gems)
Des assistants configurés une fois pour un usage précis, avec leurs consignes et leurs documents, qu’on partage à l’équipe : un relecteur de devis, un assistant d’onboarding. Sans code.
Comment ça marche
Plutôt que de réexpliquer à chaque conversation qui vous êtes et ce que vous voulez, on configure un assistant une fois : des consignes permanentes, qui jouent le rôle du system prompt ; des documents de référence, que l’assistant consulte ; parfois des outils ou des connecteurs. On lui donne un nom, et on le partage à l’équipe. Chacun l’ouvre et travaille, sans configuration.
C’est la forme la plus accessible de capitalisation : un relecteur de devis qui connaît la grille tarifaire et le ton de l’entreprise, un assistant d’accueil des nouveaux qui a lu le livret, un préparateur de comptes rendus qui applique le gabarit maison. Pas de code, pas d’intégration : une page de consignes, quelques fichiers, et l’assistant est prêt. Les limites sont celles de la plateforme : pas d’automatisation, pas d’action sur vos logiciels, et une dépendance à l’éditeur.
Un exemple concret
- « Relecteur de propositions » : consignes : vérifier la cohérence avec le brief, le ton de l’agence, les mentions obligatoires, et signaler les promesses irréalistes. Documents : la charte éditoriale, trois propositions exemplaires, la liste des mentions.
- « Brief créatif » : transforme les notes d’un rendez-vous client en brief structuré selon le gabarit de l’agence. Documents : le gabarit, deux briefs validés.
- « Accueil » : répond aux questions des nouveaux sur l’organisation, les outils, les procédures. Documents : le livret d’accueil, l’organigramme, les procédures courantes.
- « Veille clients » : à partir d’un article collé, dit en cinq lignes en quoi il concerne tel client de l’agence. Documents : les fiches des dix principaux clients.
Créés en une après-midi par la directrice de clientèle. Chacun a un propriétaire qui met à jour les documents. Aucune donnée client détaillée : les fiches sont des résumés publics.
Ce que ça change pour une équipe
- Les bonnes pratiques se diffusent sans effort. La consigne qui marche, écrite une fois, sert à toute l’équipe.
- Les documents de référence sont enfin utilisés. La charte, le gabarit, le livret : lus par l’assistant à chaque fois, au lieu de dormir dans un dossier.
- Les nouveaux sont autonomes. Un assistant d’accueil répond aux questions qu’on n’ose pas poser trois fois.
- C’est le premier pas vers les agents. Un assistant personnalisé qui marche décrit un besoin ; s’il mérite d’être automatisé, la spec est presque écrite.
Les limites et les erreurs fréquentes
- Trente assistants que personne ne retrouve. Un inventaire, un propriétaire par assistant, et on supprime ce qui ne sert plus.
- Des documents périmés. L’assistant répond à partir d’une grille tarifaire de l’an dernier. Une date de revue par assistant.
- Des données sensibles dans un assistant partagé. Tout ce qui est dans l’assistant est accessible à tous ceux qui y ont accès. Les fiches détaillées restent ailleurs.
- Confondre avec une automatisation. L’assistant personnalisé attend qu’on lui parle. Pour un traitement qui tourne seul, il faut un workflow ou un agent.
Pour aller plus loin
Ces objets (GPTs chez OpenAI, Projects chez Anthropic, Gems chez Google) regroupent un system prompt, des fichiers de référence et parfois des outils. Ils ne remplacent pas un agent développé, mais couvrent une grande part des besoins d’équipe.
Où ça se situe chez Opora
Programme 01 · Mieux utiliserUn usage responsable et sobre de l’IA
Créer les assistants personnalisés de l’équipe, sur ses cas d’usage, et les faire vivre, c’est un des livrables concrets du programme Un usage responsable.
Questions fréquentes
GPTs, Projects, Gems, c’est la même chose ?
Le même principe, chez trois éditeurs : OpenAI, Anthropic et Google. Un assistant configuré avec des consignes permanentes, des documents de référence, parfois des outils, et qu’on peut partager. Les noms et les détails changent ; l’usage est le même : un assistant prêt à l’emploi pour une tâche précise.
Quelle différence avec un agent ?
Un agent personnalisé de ce type reste un assistant : il converse, à partir de ses consignes et de ses documents. Un agent au sens plein agit avec des outils, en boucle, sur des fichiers ou des logiciels. Les agents personnalisés couvrent énormément de besoins d’équipe sans développement ; les agents développés prennent le relais pour l’automatisation.
Peut-on y mettre des documents confidentiels ?
Selon le plan. Sur un compte professionnel avec exclusion de l’entraînement, les documents de référence restent dans le périmètre contractuel. Sur un compte gratuit, non. Et un agent partagé expose ses documents à tous ceux qui y ont accès : on y met ce que tous peuvent voir.