Notion · Les bases
Chatbot
Un programme qui répond par écrit, en général sur un site ou une messagerie. Les anciens suivaient un scénario figé ; ceux d’aujourd’hui s’appuient sur un modèle de langage.
Comment ça marche
Un chatbot moderne assemble quelques briques. Un modèle de langage pour comprendre la question et formuler la réponse. Une base de connaissances, les documents de l’entreprise, interrogée par un RAG pour que les réponses s’appuient sur des sources. Un system prompt qui fixe le périmètre, le ton, les règles. Des garde-fous qui filtrent ce qui entre et ce qui sort. Et une règle d’escalade : quand la question dépasse le périmètre ou que la confiance est faible, le chatbot passe à un humain, proprement.
La qualité d’un chatbot se mesure par deux taux : les réponses correctes, et les escalades à bon escient. Elle se construit par la base de connaissances, d’abord et surtout, puis par les consignes, et se vérifie par des tests, y compris d’attaque. Un chatbot exposé au public parle au nom de l’entreprise ; il se conçoit avec le même soin qu’une page d’accueil ou une plaquette.
Un exemple concret
- Périmètre : factures, relevés, déménagement, démarches courantes. Pas de litige, pas de résiliation, pas de données de consommation détaillées sans authentification.
- Sources : 140 articles d’aide relus et mis à jour, et les procédures du service client. Indexés, avec un propriétaire par article.
- Règles : annonce dès le premier message qu’il s’agit d’un assistant automatisé ; réponses uniquement à partir des sources, avec lien ; passage à un conseiller en un clic ; escalade automatique sur les mots « litige », « avocat », « médiateur » et sur toute question sans source.
- Tests : 300 questions réelles, 80 scénarios d’attaque, avant lancement, puis chaque mois.
- Résultats après six mois : 68 % des conversations résolues sans conseiller, 93 % de réponses jugées correctes sur les échantillons relus, et un taux de satisfaction supérieur à celui du téléphone sur les questions simples.
Les 32 % de conversations passées à un conseiller sont celles qui le méritaient. Le chatbot ne les a pas ratées ; il les a reconnues.
Ce que ça change pour une équipe
- Les questions répétitives sortent de la file. Les conseillers traitent ce qui demande un humain.
- Les réponses sont homogènes. Même information, même ton, à toute heure, à partir des mêmes sources.
- La documentation est forcée à la qualité. Un chatbot cite ses sources ; elles doivent être justes et à jour.
- Les attentes sont réalistes. 70 % traités seuls, 30 % escaladés : un bon résultat, affiché comme tel.
Les limites et les erreurs fréquentes
- Le chatbot qui sait tout. Sans périmètre, il répond à côté et invente. Un périmètre étroit, bien documenté.
- Pas de chemin vers un humain. Le client bloqué dans une boucle de robot : la pire expérience possible. L’escalade en un clic, toujours visible.
- Lancer sans tester les attaques. Un chatbot public se fait tester par le public. Le red teaming vient avant.
- Oublier la mise à jour des sources. Un chatbot sur des articles périmés donne des réponses périmées avec assurance. Propriétaires et dates de revue.
Pour aller plus loin
Un chatbot moderne combine un modèle de langage, un system prompt, souvent un RAG sur les documents de l’entreprise, et des règles d’escalade vers un humain. Sa qualité se mesure au taux de réponses correctes et au taux d’escalade.
Où ça se situe chez Opora
Programme 02 · AutomatiserAutomatiser les tâches répétitives
Construire un chatbot utile, qui répond juste, cite ses sources, sait passer la main, et ne dit rien qu’il ne devrait pas, c’est un projet type du programme Automatiser.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un chatbot et un assistant comme ChatGPT ?
L’assistant est généraliste et parle de tout. Le chatbot est un outil de l’entreprise, pour un usage précis : répondre aux clients, aux salariés, aux candidats, sur un périmètre défini, à partir de documents choisis, avec des règles. Un bon chatbot sait peu de choses, mais les sait bien, et sait quand il ne sait pas.
Un chatbot doit-il dire qu’il est un robot ?
Oui. La transparence est une obligation pour les systèmes qui interagissent avec des personnes, et une question de confiance. Un message clair en début de conversation, et un chemin facile vers un humain. Un chatbot qui se fait passer pour une personne finit en capture d’écran.
Combien de questions un chatbot peut-il traiter seul ?
Sur un périmètre bien documenté, souvent 60 à 80 % des demandes courantes : horaires, procédures, statut d’une commande, questions fréquentes. Le reste va à un humain, et c’est très bien ainsi. Un chatbot qui essaie de tout traiter traite mal ce qu’il ne devrait pas traiter.