Notion · Dialoguer avec un modèle

Compaction du contexte

Quand une conversation devient trop longue, l’outil la résume pour libérer de la place en gardant l’essentiel. On peut lui dire quoi conserver.

Comment ça marche

Une session d’agent accumule tout : vos demandes, ses réponses, les fichiers qu’il a lus, les résultats des commandes. Au bout d’un moment, la fenêtre de contexte est pleine. La compaction est la réponse : l’outil demande au modèle de résumer la session jusqu’ici, remplace l’historique par ce résumé, et repart avec un contexte léger. Dans Claude Code, c’est /compact ; d’autres outils le font automatiquement ou sous un autre nom.

Tout l’enjeu est dans ce qui survit au résumé. Un résumé automatique garde ce qui lui semble important, et ce n’est pas toujours ce qui vous importe. D’où l’intérêt de compacter soi-même, au bon moment, avec une consigne : « garde les décisions sur le format, la liste des fichiers déjà traités et les trois points à vérifier ». Le résumé devient alors un état d’avancement fiable, et la session repart propre.

Un exemple concret

ExempleUne migration de 400 fiches clients, en une journée et trois compactions
  1. 9 h, cadrage : l’agent lit l’ancien format, le nouveau, propose les règles de conversion, elles sont validées. La session contient déjà beaucoup : les deux formats, des exemples, la discussion.
  2. Première compaction, consigne : « garde les règles de conversion validées et la liste des cas particuliers ». Le contexte passe de 60 % à 10 %.
  3. 10 h à 14 h, traitement par lots de 50 : après chaque lot, une compaction avec « garde les règles, la liste des lots terminés, et les fiches mises de côté ».
  4. 16 h, bilan : l’agent produit le rapport final à partir d’un contexte qui ne contient que l’essentiel : règles, lots faits, 11 fiches à traiter à la main. Sans compaction, la session aurait saturé vers le troisième lot.

Chaque compaction a pris une minute. Les règles validées le matin étaient encore exactes le soir, mot pour mot, parce que la consigne demandait de les garder.

Ce que ça change pour une équipe

  • Les tâches longues deviennent possibles en une session. Un agent peut travailler une journée sur un sujet sans perdre le fil.
  • Le contexte reste bon. Un contexte court et pertinent donne de meilleures réponses qu’un contexte long et encombré. Compacter améliore la qualité, pas seulement la place.
  • Les coûts baissent. Chaque tour relit le contexte. Un contexte de 10 % coûte six fois moins qu’un contexte de 60 %.
  • L’état du travail est explicite. Le résumé est un point d’avancement. Il peut être copié dans une nouvelle session, ou lu par un collègue qui reprend.

Les limites et les erreurs fréquentes

  • Laisser l’outil compacter seul. Le résumé automatique arrive au pire moment et garde ce qu’il veut. Compacter soi-même, avec une consigne.
  • Compacter sans consigne. « /compact » tout court laisse le modèle décider de ce qui compte. Trois lignes de consigne changent tout.
  • Croire que tout est gardé. Un détail essentiel absent du résumé est perdu pour la suite de la session. Ce qui est critique s’écrit dans un fichier, pas seulement dans la conversation.
  • Compacter trop tard. À 95 % de contexte, le résumé lui-même peut manquer de place. Compacter à chaque étape franchie, pas à la limite.

Pour aller plus loin

La compaction remplace l’historique par un résumé généré, ce qui perd des détails et coûte un appel sur l’ensemble du contexte. Dans Claude Code, /compact l’applique à la demande, avec une consigne sur ce qu’il faut garder.

Où ça se situe chez Opora

Programme 04 · Construire des agentsIngénierie agentique pour les équipes techniques

Garder une session d’agent efficace sur une tâche longue, en résumant au bon moment et en conservant ce qui compte, est un des gestes du programme Construire des agents.

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Questions fréquentes

Qu’est-ce qui se perd dans une compaction ?

Les détails : le texte exact d’un fichier lu, une remarque en passant, une hésitation. Le résumé garde les décisions, l’état du travail et les consignes, si on le lui demande. Ce qui est dans les fichiers ne se perd pas : l’agent peut le relire.

Quand faut-il compacter ?

Avant d’y être forcé. Quand la session a franchi une étape (une partie du travail terminée), quand l’outil indique que le contexte se remplit, ou quand les réponses commencent à oublier des consignes. Compacter à un moment choisi, avec une consigne, vaut mieux que de laisser l’outil le faire seul.

La compaction coûte-t-elle quelque chose ?

Oui : l’outil relit toute la session pour la résumer, ce qui consomme des tokens une fois. Mais les tours suivants sont ensuite beaucoup moins chers, puisque le contexte est court. Sur une session longue, le bilan est largement positif.

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