Notion · Dialoguer avec un modèle

Session

Une conversation avec son propre contexte. Une session neuve ne sait rien de la précédente, sauf ce qui est écrit dans les fichiers ou la mémoire. Les sessions courtes et ciblées donnent de meilleurs résultats.

Comment ça marche

Une session, c’est le fil d’une conversation avec l’agent, du premier message jusqu’à ce qu’on la ferme, avec tout ce qu’il a lu et fait entre-temps. Ce fil est son contexte. Quand on ouvre une nouvelle session, le fil est vide : l’agent ne sait que ce que disent ses fichiers de consignes et, éventuellement, sa mémoire. Rien de la session précédente.

Ce fonctionnement a l’air d’une limite ; c’est surtout une discipline utile. Une session courte, consacrée à une seule tâche, donne un agent concentré. Une session qui s’étire sur plusieurs sujets donne un agent qui confond. Les outils permettent de nommer les sessions, de les reprendre, de les résumer, et de repartir à zéro. L’art consiste à savoir quand faire quoi, et à mettre dans des fichiers ce qui doit survivre aux sessions.

Un exemple concret

ExempleLa semaine type d’un consultant qui travaille avec un agent
  1. Lundi matin, session « veille-concurrents » : l’agent parcourt les sites, produit la note. Fermée en une heure.
  2. Lundi après-midi, session « proposition-dupont » : cadrage, plan, premières sections. Longue ; une compaction en fin de journée, et la session est nommée pour être reprise.
  3. Mardi, /resume proposition-dupont : l’agent repart du résumé d’hier et des fichiers. Pas besoin de réexpliquer.
  4. Mercredi, une question rapide sur un contrat : nouvelle session, cinq minutes, fermée. Pas question de polluer la session de la proposition.
  5. Vendredi, bilan de la semaine : une session neuve qui lit les notes et les fichiers produits, pas les sessions. Ce qui compte est dans les fichiers.

La règle du consultant : ce qui doit être su la semaine prochaine va dans un fichier, pas dans une conversation.

Ce que ça change pour une équipe

  • Le travail se découpe naturellement. Une session par tâche, c’est aussi une tâche clairement définie, avec un début et une fin.
  • La qualité reste constante. Pas de dérive d’un agent qui a trop lu ; chaque tâche part propre.
  • Les fichiers deviennent la mémoire. Ce qui est écrit dans le projet est disponible pour toutes les sessions et pour tous les collègues. Ce qui est dit dans une session ne l’est que pour elle.
  • On peut s’interrompre. Une session nommée et résumée se reprend le lendemain, ou par quelqu’un d’autre.

Les limites et les erreurs fréquentes

  • La session fleuve. Une seule conversation pour toute la semaine. L’agent finit par ne plus rien savoir de son début et par mélanger les sujets.
  • Compter sur la session pour retenir. Une décision importante prise dans une session et nulle part ailleurs est perdue dès la session suivante. On l’écrit dans un fichier.
  • Reprendre une session trop ancienne. Son contexte décrit un état du projet qui n’existe plus. Après quelques jours, on repart des fichiers.
  • Ne pas nommer. Vingt sessions sans nom, impossible de retrouver la bonne. Un nom par tâche, en trois mots.

Pour aller plus loin

Chaque session accumule des tokens jusqu’à la limite de la fenêtre ; au-delà, l’outil résume ou tronque. Nommer et reprendre une session, ou en ouvrir une nouvelle à chaque tâche, relève de l’hygiène de travail avec un agent.

Où ça se situe chez Opora

Programme 04 · Construire des agentsIngénierie agentique pour les équipes techniques

Organiser son travail avec un agent en sessions courtes, nommées et reprises, c’est une des premières habitudes du programme Construire des agents.

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Questions fréquentes

Pourquoi l’agent ne se souvient-il pas d’hier ?

Parce qu’une session neuve part d’un contexte vide. Ce qui a été dit hier n’existe que dans la session d’hier. Pour que ça survive, il faut l’écrire : dans un fichier du projet, dans le fichier de consignes, ou dans la mémoire de l’outil s’il en a une. Ou reprendre la session d’hier.

Combien de temps doit durer une session ?

Le temps d’une tâche. Une session qui mélange trois sujets donne des réponses confuses sur les trois. Une tâche, une session ; quand la tâche est longue, on résume en cours de route. En cas de doute, on ouvre une nouvelle session : c’est gratuit.

Peut-on reprendre une session interrompue ?

Oui, dans la plupart des outils : les sessions sont conservées et on peut les rouvrir, avec leur contexte. Nommer ses sessions aide à les retrouver. Mais une session reprise après une semaine est souvent périmée : mieux vaut repartir du résumé et des fichiers.

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