Notion · Dialoguer avec un modèle

Deep research (recherche approfondie)

Un mode où l’assistant enquête seul pendant plusieurs minutes : il lit des dizaines de pages web et rend un rapport sourcé. Utile pour une veille ou un état des lieux, à relire d’un œil critique.

Comment ça marche

Vous posez une question large : « quelles sont les obligations réglementaires pour un fabricant de compléments alimentaires qui veut vendre en Allemagne ? ». Au lieu de répondre de mémoire ou après une recherche rapide, l’assistant passe en mode enquête. Il décompose la question, lance des recherches, lit les pages trouvées, repère les pistes à creuser, relance, croise les sources, et rédige un rapport de plusieurs pages, avec les liens vers chaque source.

C’est un agent de recherche, avec une boucle, des outils (la recherche et la lecture web) et un livrable. Il fait en dix minutes ce qui prendrait une demi-journée de navigation. Les limites sont celles d’une enquête sur le web : les sources ont la qualité du web, la sélection peut rater une référence essentielle, et l’interprétation peut déraper. Le rapport est un excellent point de départ ; il n’est pas une conclusion.

Un exemple concret

ExempleLe panorama d’un dirigeant avant d’ouvrir une activité au Portugal
  1. La demande : « Fais un état des lieux pour une entreprise française de services informatiques qui veut ouvrir une filiale au Portugal : formes juridiques, fiscalité des sociétés, obligations d’embauche, aides régionales, et principaux acteurs du marché. Cite tes sources. »
  2. Douze minutes plus tard : un rapport de huit pages, cinq parties, une quarantaine de sources dont des sites officiels portugais et européens, des cabinets, de la presse économique.
  3. La relecture : le dirigeant ouvre les sources des chiffres fiscaux. Deux sont à jour ; une date de 2023 et un taux a changé. Il note le point. La partie sur les aides régionales s’appuie sur un site de cabinet qui vend ses services ; il la prend avec réserve.
  4. L’usage : le rapport, annoté, sert de base à la réunion avec l’avocat et l’expert-comptable. Il a économisé une journée de recherche, et il n’a pas remplacé le conseil.

Le rapport avait l’air fini. Les deux points corrigés auraient pu coûter cher s’ils avaient été pris pour argent comptant.

Ce que ça change pour une équipe

  • La veille et les états des lieux deviennent abordables. Une demi-journée de recherche en dix minutes, pour tout sujet documenté sur le web.
  • Les réunions se préparent mieux. Un panorama sourcé avant de rencontrer un expert, un client, un partenaire.
  • La relecture critique devient la compétence. Savoir quelles affirmations vérifier, et ouvrir les sources, c’est ce qui fait la valeur du rapport.
  • Les coûts se surveillent. La recherche approfondie consomme beaucoup. Elle se réserve aux questions qui le méritent.

Les limites et les erreurs fréquentes

  • Décider sur le rapport. Il est sourcé, structuré, assuré, et il peut être faux sur un point décisif. Vérification des points clés, et conseil humain pour ce qui engage.
  • Des questions mal posées. Une question vague donne un rapport vague. Le périmètre, le contexte et ce qu’on attend se précisent comme pour toute demande.
  • Oublier ce que le web ne sait pas. Les informations internes, les contrats, les données non publiées : hors de portée. Le rapport ne les inventera pas, mais il peut combler avec des généralités.
  • Croire que les sources citées sont les bonnes. Citer n’est pas sélectionner. Un rapport peut s’appuyer sur un site commercial là où une source officielle existait.

Pour aller plus loin

L’agent de recherche planifie des requêtes, lit et croise les sources, puis synthétise avec citations. Les biais de sélection des sources et les erreurs d’interprétation persistent : vérifier les affirmations clés avant de décider.

Où ça se situe chez Opora

Programme 01 · Mieux utiliserUn usage responsable et sobre de l’IA

Utiliser la recherche approfondie pour une veille ou un état des lieux, et savoir relire le rapport d’un œil critique, c’est un des usages que nous travaillons dans le programme Un usage responsable.

Voir le programme

Questions fréquentes

En quoi est-ce différent d’une recherche web dans l’assistant ?

La recherche web classique fait une ou deux requêtes et répond vite. La recherche approfondie planifie une enquête : elle formule des dizaines de requêtes, lit les pages, croise, approfondit les pistes, puis rédige un rapport structuré avec citations. Ça prend plusieurs minutes, parfois plus, et ça consomme beaucoup plus.

Peut-on faire confiance au rapport ?

Comme à un rapport de stagiaire sérieux : utile, structuré, sourcé, et à vérifier sur les points qui comptent. Les sources choisies ne sont pas toujours les meilleures, certaines sont mal interprétées, et le rapport peut donner un ton d’autorité à une information fragile. On ouvre les sources des affirmations clés.

Pour quels sujets ?

Une veille sur un marché, un état des lieux réglementaire, une comparaison d’outils ou de fournisseurs, un panorama avant une réunion. Tout ce qui demanderait quelques heures de lecture de pages web. Pas pour les informations internes, que l’assistant ne connaît pas, ni pour une décision sans relecture.

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