Notion · Les bases

Latence

Le temps d’attente entre la demande et la réponse. Quelques secondes passent inaperçues dans un chat, mais bloquent un outil utilisé cent fois par jour.

Comment ça marche

Quand on envoie une demande à un modèle, il doit lire tout le contexte, puis produire la réponse mot à mot. Le temps de lecture dépend de la longueur du contexte ; le temps de production, de la longueur de la réponse et de la taille du modèle. S’y ajoutent le temps de réflexion pour un modèle de raisonnement, le temps de transport sur le réseau, et la charge du service du fournisseur, variable selon l’heure.

Dans un outil, ces latences s’additionnent : un agent qui fait dix tours met dix fois le temps d’un tour ; une chaîne de cinq étapes, cinq fois. Les leviers sont connus. Un modèle plus petit répond plus vite. Un contexte plus court se lit plus vite. Une réponse bornée en longueur se produit plus vite. Le cache accélère la lecture de ce qui se répète. Le streaming affiche la réponse dès les premiers mots. Les étapes parallèles plutôt que successives. Et un modèle local, bien dimensionné, évite le réseau et la file d’attente.

Un exemple concret

ExempleL’assistant de l’accueil d’un hôtel, de 12 secondes à 2 secondes
  1. Le problème : l’assistant qui aide le réceptionniste à répondre aux clients met 12 secondes par réponse. Devant un client au comptoir, c’est intenable ; le réceptionniste ne s’en sert plus.
  2. Diagnostic : grand modèle, une consigne de 3 000 tokens renvoyée à chaque fois, tout le règlement de l’hôtel dans le contexte, des réponses de 200 mots, pas de streaming.
  3. Corrections : modèle moyen ; consigne réduite et mise en cache ; règlement indexé et seuls les passages utiles fournis ; réponses limitées à 60 mots ; affichage mot à mot.
  4. Résultat : premier mot en moins d’une seconde, réponse complète en 2 secondes. Qualité jugée équivalente par les réceptionnistes sur 50 questions de test.
  5. Bonus : la facture a été divisée par six. Les mêmes gestes réduisent latence et coût.

Le réceptionniste s’en sert à nouveau. Rien n’avait changé dans ce que l’assistant savait ; tout avait changé dans la façon de le faire répondre.

Ce que ça change pour une équipe

  • Les outils en direct deviennent utilisables. Un temps de réponse court est la condition de l’adoption, avant la qualité.
  • La conception intègre le temps. Modèle, contexte, longueur, cache, parallélisme : des choix qui se font en pensant à l’attente.
  • Les mêmes leviers réduisent le coût. Moins de contexte, un modèle plus petit, du cache : plus rapide et moins cher.
  • Le local a un argument de plus. Sur un serveur bien dimensionné, pas de réseau ni de file d’attente ; la latence est stable.

Les limites et les erreurs fréquentes

  • Mesurer en test, pas en usage. La latence à 3 h du matin n’est pas celle de 11 h, et une démo sur une question courte ne dit rien d’un cas réel.
  • Empiler les étapes en série. Dix étapes successives de deux secondes font vingt secondes. Ce qui peut se faire en parallèle se fait en parallèle.
  • Le mode raisonnement par défaut. Il multiplie la latence pour des tâches qui n’en ont pas besoin.
  • Oublier l’affichage progressif. Une réponse qui s’affiche dès le premier mot paraît deux fois plus rapide. Le streaming est gratuit.

Pour aller plus loin

La latence dépend du modèle, de la longueur du contexte, de la charge du fournisseur et du streaming de la réponse. Un petit modèle ou un cache la réduisent ; un modèle de raisonnement l’augmente fortement.

Où ça se situe chez Opora

Programme 02 · AutomatiserAutomatiser les tâches répétitives

Concevoir une automatisation ou un outil avec les bons temps de réponse, en choisissant modèle et architecture en conséquence, c’est un point du programme Automatiser.

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Questions fréquentes

Combien de temps met un modèle à répondre ?

De moins d’une seconde pour un petit modèle sur une question courte, à une minute ou plus pour un modèle de raisonnement sur un problème complexe. Entre les deux, quelques secondes pour une réponse courante d’un modèle moyen. La réponse s’affiche souvent mot à mot, ce qui réduit l’attente perçue.

Qu’est-ce qui fait la latence ?

Le modèle (plus il est grand, plus il est lent), la longueur du contexte à lire, la longueur de la réponse à produire, le mode de raisonnement, la charge du fournisseur, et l’enchaînement des étapes dans une automatisation ou un agent. Chaque facteur se règle.

La latence compte-t-elle pour une automatisation ?

Souvent moins que pour un humain : une automatisation de nuit peut prendre dix secondes par document sans gêner personne. Mais pour un outil utilisé en direct, un chatbot client, un assistant dans une interface, chaque seconde compte, et au-delà de quelques secondes, les gens décrochent.

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