Notion · Faire agir l’IA
Mode plan
Un mode où l’agent propose un plan d’action sans rien modifier. On relit, on ajuste, puis on lance. Le bon réflexe avant toute tâche qui touche à des fichiers importants.
Comment ça marche
En mode plan, l’agent a le droit de lire, de chercher et de réfléchir, mais pas d’écrire ni d’exécuter. Il explore vos fichiers, comprend la demande, et rend un plan : ce qu’il a compris, ce qu’il propose de faire, dans quel ordre, avec quels fichiers, et ce qui lui semble incertain. Vous relisez, vous corrigez, vous précisez. Puis vous le laissez agir, sur la base du plan validé.
C’est le mode qui change le plus la relation avec un agent. Sans lui, on découvre ce que l’agent a compris en voyant ce qu’il a fait. Avec lui, on le découvre avant. Les ambiguïtés de la demande apparaissent dans le plan, pas dans le résultat. Et le plan validé sert de contrat : à la fin, on compare ce qui a été fait à ce qui était prévu.
Un exemple concret
Demande : « Mets à jour les tarifs dans tous les devis en cours avec la nouvelle grille. »
Plan de l’agent : J’ai trouvé 23 devis dans devis/en-cours/ et la grille dans tarifs/2026-11.xlsx. Je propose : 1. Pour chaque devis, remplacer les prix unitaires par ceux de la nouvelle grille, en gardant les quantités et les remises. 2. Recalculer les totaux. 3. Enregistrer chaque devis modifié sous un nouveau nom avec la date. 4. Produire un tableau des écarts avant/après. Incertitudes : 4 devis contiennent des lignes « forfait » absentes de la grille, je propose de les laisser inchangées et de les signaler. 2 devis sont datés de plus de 90 jours, faut-il les traiter ?
Réponse : « Les forfaits restent inchangés, oui. Les devis de plus de 90 jours, ne les touche pas : ils sont expirés. Et n’écrase rien, les nouveaux noms c’est bien. Vas-y. »
Sans le plan, les deux devis expirés auraient été mis à jour et renvoyés à des clients qui n’attendaient plus rien. Le plan a pris trois minutes à lire.
Ce que ça change pour une équipe
- On relit une intention, pas un résultat. Corriger une direction coûte une phrase. Corriger un résultat coûte une reprise.
- Les demandes s’améliorent. Les questions que l’agent pose dans son plan montrent ce qui manquait dans la demande. On apprend à mieux briefer.
- La délégation devient sûre. On peut confier une tâche importante parce qu’on a vu ce qui va se passer avant que ça se passe.
- Le plan documente. Conservé, il explique pourquoi les choses ont été faites ainsi. Utile des mois plus tard.
Les limites et les erreurs fréquentes
- Valider sans lire. Le plan est long, on clique. C’est l’étape qu’il fallait prendre au sérieux. Un plan se lit en entier, surtout les incertitudes.
- Sauter le plan pour les « petites » tâches. Les incidents viennent souvent de tâches jugées simples. Si la tâche touche à des données ou à plusieurs fichiers, plan.
- Laisser l’agent dévier du plan. En cours d’exécution, l’agent peut « améliorer » au passage. La consigne doit le ramener au plan : rien de plus que ce qui est prévu, et signaler ce qui le tenterait.
- Ne pas comparer à la fin. Le plan sert aussi à vérifier. Ce qui était prévu est-il fait ? Rien d’autre n’a-t-il été touché ? Deux questions, deux minutes.
Pour aller plus loin
En mode plan, l’agent explore et raisonne mais n’a pas le droit d’écrire ni d’exécuter. Le plan validé devient le contrat de la session suivante, ce qui réduit les surprises et le coût des reprises.
Où ça se situe chez Opora
Programme 04 · Construire des agentsIngénierie agentique pour les équipes techniques
Travailler en mode plan avant toute tâche importante, et transformer le plan validé en contrat de la session, c’est une habitude que nous installons dès le début du programme Construire des agents.
Questions fréquentes
Le mode plan fait-il perdre du temps ?
Il en coûte deux minutes de lecture et en fait gagner des heures de reprise. Un agent qui part dans la mauvaise direction produit vite beaucoup de travail à défaire. Le plan permet de corriger la direction avant que quoi que ce soit soit écrit.
Faut-il l’utiliser pour toutes les tâches ?
Non. Pour renommer trois fichiers ou corriger une faute, on agit directement. Le mode plan s’impose dès que la tâche a plusieurs étapes, touche à des fichiers importants, ou que la demande laisse place à l’interprétation. En cas de doute, plan.
Que faire du plan une fois validé ?
Le garder. Il devient la référence de la session : l’agent s’y tient, et on peut vérifier à la fin que tout ce qui était prévu a été fait, et rien d’autre. Dans les projets suivis, le plan est enregistré avec le travail.